Qui sommes-nous ?
Qu'est-ce que la CJC ?
La CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs) est une association de loi 1901, nationale et pluridisciplinaire. Elle regroupe une quarantaine d’associations de doctorant-e-s et de docteurs, bénévolement impliqués dans la reconnaissance du doctorat comme expérience professionnelle. Au niveau national, de par son expertise sur le doctorat, elle est un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, représentée notamment au CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche). Au niveau européen, elle participe à la réflexion sur le doctorat et les jeunes chercheurs par l’intermédiaire de l’association EURODOC, dont elle est membre fondateur.
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Qu'est-ce qu'un jeune chercheur ?
Au sens de la
Charte EuropĂ©enne du Chercheur, un jeune chercheur (« Early stage researcher ») est un chercheur avec moins de quatre ans d’expĂ©rience professionnelle, incluant le projet de recherche doctoral. Bien souvent, l’expression dĂ©signe, plus gĂ©nĂ©ralement, un doctorant ou un docteur en CDD de recherche.
Mis à jour le 10 décembre 2011

Pourquoi une « confédération » plutôt qu'une « fédération » ?
Dans une confĂ©dĂ©ration, la souverainetĂ© appartient exclusivement aux membres qui la composent. La CJC respecte ainsi l'indĂ©pendance de ses membres en n'intervenant jamais dans la conduite de leurs affaires, restant Ă leur disposition pour apporter aide et conseil. Les associations membres dĂ©finissent elles-mĂŞmes les positions et la stratĂ©gie de la ConfĂ©dĂ©ration, au cours de rĂ©unions nationales qui se tiennent 3 fois par an. La force de la CJC est d'ĂŞtre une organisation au sein de laquelle les dĂ©cisions se prennent de façon collĂ©giale, sur la base du consensus, garantissant des positions Ă©prouvĂ©es et pĂ©rennes. Mis à jour le 10 décembre 2011

Qui sont les membres de la CJC ?
Les membres de la CJC sont des associations de doctorant-e-s et de docteur-e-s, de toute la France et de toutes disciplines, ayant parmi leurs objectifs statutaires la valorisation du doctorat et la dĂ©fense des jeunes chercheurs. Les membres actifs de la CJC sont tous des individus appartenant Ă une association membre de la CJC. Mis à jour le 10 décembre 2011

Comment s'est créée la CJC ?
Au printemps 1995, un groupe de jeunes chercheurs a publié le
rapport HotDocs. Le rapport s’appuyait sur le principe directeur que le doctorat est une expĂ©rience professionnelle et avait pour objectif de responsabiliser les acteurs de la recherche vis-Ă -vis des conditions de travail des jeunes chercheurs. Certains de ces chercheurs ont alors créé l’association, afin de porter sur le long terme les idĂ©es dĂ©fendues par ce rapport.
Mis à jour le 10 décembre 2011

Quelle est la raison d'être de la CJC ?
La crĂ©ation de la CJC en 1996 a permis de pallier l'absence de reprĂ©sentation spĂ©cifique nationale de la communautĂ© des jeunes chercheurs. La CJC constitue ainsi, depuis ses dĂ©buts, un espace de dialogue permettant de construire une rĂ©flexion commune et de proposer des solutions concrètes et rĂ©alistes. Nous avons comme objectifs d'amĂ©liorer les conditions de travail des jeunes chercheurs, leur reprĂ©sentativitĂ© dans les instances dĂ©cisionnelles et leurs perspectives de carrière. Mis à jour le 10 décembre 2011

Quelles sont les disciplines représentées/concernées par la CJC ?
La CJC est une association pluridisciplinaire qui a vocation Ă reprĂ©senter tous les jeunes chercheurs. Les jeunes chercheurs impliquĂ©s dans la CJC, Ă tous niveaux de responsabilitĂ©, travaillent dans des laboratoires de tous les secteurs disciplinaires (arts du spectacle, biologie, sciences politiques, informatique, sciences juridiques, physique, archĂ©ologie, sciences de l’ingĂ©nieur, etc.). Mis à jour le 10 décembre 2011

La CJC est-elle apolitique ?
La CJC est une association de loi 1901. Elle est autonome et non partisane et n’est liĂ©e ou affiliĂ©e Ă aucun syndicat ou parti politique, ce qui apparaĂ®t clairement dans ses statuts. Son action consiste Ă faire Ă©voluer les conditions de travail et le statut des jeunes chercheurs, ce qui la place sur le terrain politique. Elle apporte son expertise Ă tous les partis et organisations, politiques ou non, qui la sollicitent. Mis à jour le 10 décembre 2011

Concrètement, comment fonctionne la CJC ?
Les associations de la CJC se rĂ©unissent trois fois par an Ă l’occasion de deux conseils d’administration et d’une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Durant ces rĂ©unions, les positions et le fonctionnement de la CJC sont dĂ©cidĂ©s sur la base du consensus.
Un bureau est Ă©lu pour un an. Il est secondĂ© par une Ă©quipe de coordination, assurant ainsi le respect des objectifs votĂ©s en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Tout au long de l’annĂ©e, entre les rĂ©unions nationales, les membres font avancer le dĂ©bat et les rĂ©flexions sur des listes de diffusion.
Par ses documents d’analyse, ses rĂ©actions Ă l’actualitĂ© et ses rĂ©unions avec les acteurs de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche, la CJC participe Ă l’amĂ©lioration des conditions de travail et la reconnaissance du statut de jeune chercheur. Mis à jour le 10 décembre 2011

La CJC est-elle représentative des jeunes chercheurs ?
De par l’ampleur de son rĂ©seau associatif, la CJC est prĂ©sente du niveau local au niveau national. Sa dimension interdisciplinaire et intersectorielle lui donne pour vocation de reprĂ©senter tous les jeunes chercheurs. Enfin, en tant qu’Ă©lue depuis 2002 (troisième mandat) au Conseil National de l’Enseignement SupĂ©rieur et de la Recherche (CNESER), elle occupe un siège au collège B des personnels « MaĂ®tres de ConfĂ©rence et assimilĂ©s ». La CJC est ainsi la seule organisation Ă reprĂ©senter spĂ©cifiquement les jeunes chercheurs au sein de ce conseil consultĂ© par le gouvernement pour toutes les problĂ©matiques liĂ©es Ă l’enseignement supĂ©rieur et la recherche. Mis à jour le 10 décembre 2011

Quel est le niveau de reconnaissance de la CJC par les organisations de l'ESR ?
La CJC est reconnue par les acteurs de l'enseignement supĂ©rieur et de la recherche comme l'interlocuteur privilĂ©giĂ© pour toutes les questions affĂ©rentes au doctorat. Elle est rĂ©gulièrement auditionnĂ©e par des instances de suivi ou de proposition : comitĂ© de suivi de la LRU, Conseil pour le DĂ©veloppement des HumanitĂ©s et des Sciences Sociales, ConfĂ©rence des PrĂ©sidents d'UniversitĂ©, Ministère de l'Enseignement SupĂ©rieur et de la Recherche, etc. Mis à jour le 10 décembre 2011
Nos positions
Notre réflexion s'appuie sur le principe suivant :
Le doctorat est une expérience professionnelle de recherche.
Ce fait est depuis 2006 inscrit dans la loi (article L612-7 du Code de l'Éducation) et dans la règlementation (arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale).
De ce principe, découlent les positions suivantes :
- le jeune chercheur doit avoir accès aux moyens de travail nécessaires à la réalisation de la recherche, dans les mêmes conditions que ses collègues,
- la terminologie employée doit refléter le statut professionnel du jeune chercheur (par exemple, utiliser le terme « doctorant » au lieu d'« étudiant » - pour plus d'informations, voir la page dédiée à la terminologie),
- le doctorant devrait être rémunéré pour son travail de recherche,
- les jeunes chercheurs doivent pouvoir participer à la vie démocratique des établissements d'enseignement supérieur et de recherche (droit de vote et de représentation), en qualité de chercheurs,
- le projet doctoral doit être conçu par les encadrants et le doctorant de telle sorte qu'il soit réalisable dans le temps imparti de trois ans temps plein,
- les spécificités disciplinaires ne doivent pas être prétexte à de mauvaises pratiques dans l'attribution des moyens ni dans les critères requis pour l'obtention du doctorat.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les fiches de synthèse des principales positions défendues par la CJC, rédigées au courant de l'année 2010 :
Vous pouvez également consulter la profession de foi diffusée lors des élections CNESER de mars 2011.
Nos réalisations récentes
En portant la voix des chercheurs non permanents (doctorants, ATER, vacataires, docteurs contractuels, etc.), la CJC a fait Ă©voluer les mentalitĂ©s et les pratiques concernant le doctorat. Elle est devenue un interlocuteur rĂ©gulièrement consultĂ© par les acteurs de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche (Ministère de l’Enseignement SupĂ©rieur et de la Recherche, ConfĂ©rence des PrĂ©sidents d’UniversitĂ©, Conseil pour le DĂ©veloppement des HumanitĂ©s et des Sciences Sociales,…).
Cette représentativité a permis d'intervenir de manière significative dans certaines évolutions récentes du
système public d'enseignement supérieur et de recherche en faveur des jeunes chercheurs non permanents :
- en 2009, la CJC a évalué la qualité des chartes des thèses de toutes les universités de France, ce rapport est disponible ici. Suite à ce rapport, six universités nous ont contacté pour évaluer et faire évoluer leur charte. Les élus locaux ont pu et peuvent encore se servir des critères de qualité définis dans le rapport,
- le contrat doctoral est un vrai contrat de travail, assurant l’équivalence TD/TP pour les enseignements et indexé sur l’indice de la fonction publique,
- le titre de séjour scientifique a été ouvert aux jeunes chercheurs étrangers, bénéficiant d'un contrat de travail en bonne et due forme,
- la résorption du travail au noir des jeunes chercheurs (voir la circulaire d’octobre 2006) progresse : des libéralités ont été transformées en véritables contrats de travail. Cependant, de nombreuses libéralités (faux salaires sans cotisation ni sécurité sociale) sont encore d'actualité,
- les jeunes chercheurs peuvent maintenant s’impliquer dans l’évaluation des ED à titre d’expert (AERES),
- avant la mise en place du contrat doctoral, la CJC a obtenu la revalorisation des allocations, dont le montant n'avait pas été réévalué depuis 15 ans. En 2006, le salaire a été indexé sur l'indice de la fonction publique (plus d'informations ici).
Ces réalisations concrètes sont le fruit d'un travail de fond sur les situations des jeunes chercheurs.
Nos projets en cours
Guide du doctorat : En collaboration avec l'Association Nationale des Docteurs (ANDès), la CJC rédige un guide des bonnes pratiques du doctorat à l'attention des différents acteurs : encadrant, doctorant, université, école doctorale, bailleur, unité de recherche. Ce guide sous forme d'un site internet sera disponible en 2012.
Jeunes chercheurs étrangers : La CJC a lancé en mai 2010 un sondage sur la situation des jeunes chercheurs de nationalité étrangère en France. Ce sondage a permis de recenser des données statistiques fiables, ainsi que des témoignages sur l'accueil des jeunes chercheurs. À partir des ces données inédites, la CJC travaille sur l'amélioration de l'accueil et de l'intégration des jeunes chercheurs étrangers dans le système de recherche français.
Qualité : Le développement de la démarche d'évaluation dans le système d'enseignement supérieur et de recherche a engagé la CJC dans une réflexion sur la pertinence des critères d'évaluation concernant les situations doctorales, en collaboration notamment avec l'AERES.
Contractualisation : Les universités, maintenant autonomes, gèrent leur personnel et ont la possibilité de créer de nouveaux contrats de travail. Ces contrats, souvent précaires, constituent un retour en arrière par rapport au contrat de la fonction publique. La CJC a pour objectif d'améliorer les conditions de travail des jeunes chercheurs.
Poursuite de carrière et haute fonction publique : La poursuite de carrière des docteurs est une des faiblesses du système français. Pour preuve, la haute fonction publique reste peu accessible aux docteurs. La CJC souhaite faire évoluer cet état de fait.
Communication : Une des missions fondamentales de la CJC est d'informer les (futurs) jeunes chercheurs et de sensibiliser les institutions comme le grand public sur les enjeux actuels du doctorat.
Nos moyens d'action
La CJC a vocation à s'adresser à différents publics :
- les doctorants et docteurs, regroupés ou non en associations,
- les interlocuteurs institutionnels (ministère, syndicats, Ă©tablissements, associations, partis politiques…),
- l'opinion publique.
Pour remplir ces objectifs, nous réalisons :
- des réunions nationales de réflexion (conseil d'administration et assemblée générale),
- des groupes de travail sur nos projets en cours,
- une université d'été annuelle avec des formations,
- des tables rondes, forums ouverts, colloques et publications,
- des rencontres avec les interlocuteurs concernés par le doctorat,
- des rapports d'expertise, des fiches de synthèse, un guide du doctorat,
- des communiqués de presse, des interviews et des prises de position publiques.