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Évaluation des chartes des thèses

En juin 2009, la Confédération des Jeunes Chercheurs CJC a publié son rapport sur l'évaluation des chartes des thèses de toutes les universités françaises.

Les conclusions de ce rapport sont sans appel : les universités françaises affichent presque toutes dix ans de retard en matière de politique doctorale.

Chaque université française dispose d'une charte des thèses, document qui définit les engagements réciproques entre les acteurs du projet doctoral afin de conduire à la réalisation du projet de recherche dans les meilleures conditions. La charte des thèses est ainsi un document révélateur de la politique doctorale de l'établissement.
Un arrêté de septembre 1998 instaure une charte type qui fixe les principes règlementaires que chaque établissement doit a minima respecter lorsqu'il élabore sa propre charte.
La CJC a mis en place un outil d'évaluation des textes des différentes chartes des thèses pour mesurer leur conformité avec le minimum règlementaire. Le rapport publié en juin 2009 expose ses résultats et les analyse au regard des évolutions européennes et nationales des dix dernières années en matière de politique doctorale.

Ces résultats doivent alerter tous les acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche : au terme de cette évaluation, c'est bien un gouffre qui est mis en évidence entre les orientations européennes et nationales sur le doctorat et leur transcription dans la politique doctorale des universités au travers de leur charte des thèses.

Le bilan est très négatif :

  • près de 70 % des établissements ne respectent pas la réglementation. Leur charte amoindrit considérablement leurs responsabilités ;
  • seuls 17 % des chercheurs doctorants signent une charte de meilleure qualité que la charte type ;
  • 19 % des doctorants signent une charte qui ne fournit les garanties minimales sur aucun des neuf axes d'évaluation définis par la CJC.

La situation est dramatique. Les universités françaises n'ont pas encore atteint le niveau requis en 1998 et affichent donc presque toutes plus de dix ans de retard en ce qui concerne l'évolution de leur politique doctorale. Seuls 4 % des établissements ont amélioré le texte de leur charte sans le dégrader notablement par ailleurs.

Pourquoi une évaluation des chartes des thèses ?

L'arrêté du 3 septembre 1998 relatif aux chartes des thèses instaure l'obligation, pour tout établissement d'enseignement supérieur habilité à délivrer le doctorat, de disposer d'une charte des thèses. En annexe de cet arrêté se trouve le texte d'une charte type, que chaque établissement a la possibilité de préciser et de compléter pour l'adapter à sa politique doctorale, dans le «respect des principes [que la charte type] fixe» (article 2).

Ainsi, les établissements ont pu rédiger leur propre charte, avec l'obligation règlementaire de ne pas rédiger une charte moins exigeante que ne l'est la charte type. Les dix années écoulées depuis la parution de l'arrêté leur ont en outre permis d'intégrer dans leur charte les évolutions de la règlementation (arrêté du 25 avril 2002 relatif aux études doctorales, arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale) ainsi qu'aux recommandations de la Commission Européennes (Charte européenne du chercheur et code de bonne conduite pour le recrutement des chercheurs, diffusés en 2005).

Documents complémentaires

Si votre question ne trouve pas sa réponse dans la FAQ concernant l'évaluation des chartes des thèses, vous pouvez nous contacter.

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Ce document (/expertise/chartes-des-theses/index.php) a été mis à jour le 8 septembre 2009

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