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Formation doctorale et post-doctorale dans l'Union Européenne

 

Présentation du travail de la Commission

Alexandre Pozzo a commencé par rappeler que le problème des docteurs et jeunes chercheurs était critique dans toute l'Union. Il a souligné que l'Union n'avait pas reçu de compétences spécifiques en matière de recherche et d'enseignement supérieur. Le principe de subsidiaritégif s'applique à plein et les États membres sont chargés de définir leurs politiques en la matière. Néanmoins, l'Union a mis en place des mécanismes d'aide à la coopération scientifique depuis longtemps. Ces mécanismes utilisent des programmes cadres, et des systèmes de financement de réseaux.

L'exposé se fera donc dans le cadre de ces limitations de l'Union. Il s'agit d'une présentation de données factuelles sur deux sujets : tout d'abord les formations doctorales dans les états de l'Union Européenne et de l'espace économique européen, puis les bilans quantitatifs des programmes de formation doctorale et post-doctorale de l'Union.

Les rédacteurs de ce compte-rendu n'ont évidemment pas recopié les tableaux de chiffres qui ont été présentés. Nous nous limiterons à exposer quelques points qualitatifs qui nous ont semblé importants. Pour plus d'information, on contactera directement les deux directions générales concernées à Bruxelles (DG 12 et DG 22).

Les études doctorales dans l'Union

La DG 22 a mené une comparaison des différents systèmes de formation doctorale dans les pays de l'Union et de l'espace économique. L'étude a été achevée en mars 1996. Des grilles communes ont été élaborées. Mais quand les données nationales apparaissaient incomplètes ou peu fiables, la commission a préféré ne pas présenter de données.

Le flux de docteurs par an est environ de 50.000 par an pour toute l'Union ce qui conduit à un stock de doctorants d'environ 250.000 personnes. Les pourcentages de ressortissants extra-européens ou européens étrangers ne sont pas connus pour beaucoup de pays de l'Union.

Les institutions susceptibles de délivrer le diplôme de doctorat sont principalement les universités mais ce ne sont pas les seules. Ce sont en fait près de 500 institutions qui ont le droit de délivrer un doctorat. À noter qu'aux Pays-Bas et en Allemagne existent des Écoles Doctorales. La question a été posée de savoir si cette notion recouvrait la même chose qu'en France mais cela ne semble pas clair. Le représentant de la commission a dit qu'un groupe de travail allait plancher sur le sujet et rendre ses conclusions à la fin de l'année. Il pensait à une analyse quantitative des flux passant par ces écoles doctorales et visiblement pas à une comparaison des modes de fonctionnement.

Le comparatif rentre ensuite dans des modalités plus précises :

  • Délivrance : en général par les instituts et universités, sauf en Italie où la soutenance locale doit être complétée par une soutenance devant un jury national. Celui-ci se réunit à date fixe ce qui force parfois les doctorants italiens à attendre un an la délivrance du diplômegif.

    En général, la délivrance fait suite à une soutenance publique, portant sur le travail de recherche. Il y a en général un ou deux rapporteurs, mais il est rare qu'un règlement impose qu'ils soient extérieurs à l'institution délivrant le diplôme. Les thèses sur articles ne sont pas la règle.

  • Accès au diplôme : en général, elle se fait depuis un diplôme de second cycle (sauf en France, où il faut un DEA), sur évaluation personnelle de l'étudiant. Dans une minorité de cas, l'admission en thèse est subordonnée à un entretien et à l'utilisation de lettres de recommandations. Enfin, la Suède et les Pays-Bas ont un numerus-clausus à l'entrée en thèse.

    À noter que les doctorants aux Pays-Bas ont un statut de salariés.

  • Contenu : le doctorat est parfois agrémenté de cours, qui sont répartis sur toute la durée de la formation. La France constitue une exception avec l'année de formation initiale fournie par le Diplôme d'Etudes Approfondies (DEA). Parfois, les formations complémentaires spécialisées font l'objet d'examens (Italie, Pays-Bas).
  • Durée : en général entre deux et quatre ans. Le passage au format PhD a donc été réalisé.
  • Direction : le directeur de recherche unique semble être la règle. Le comparatif contient une discussion des mécanismes de cotutelle dans l'optique de favoriser celle-ci au sein de l'Union.

    Alexandre Pozzo a souligné qu'il n'existait pas de label de doctorat européen. Les questions d'équivalences se posent toutefois avec beaucoup moins d'acuité que par le passé.

Fonction du doctorat

En général, le doctorat apparaıt lié aux carrières académiques, mais en Allemagne comme aux Pays-Bas, c'est la clef d'accès à certains secteurs industriels comme ceux de la chimie et de la pharmacie. Dans ce cas, de nombreux doctorats sont effectués sur des projets directement dans la sphère d'intérêts industriels, selon des modalités administratives très diverses.

En ce qui concerne la fonction du doctorat, on note surtout une très grande diversité selon les pays et selon les disciplines. Dans certains pays, la valorisation extra-académique est plus facile qu'en France.

Recensement des doctorats

Peu de pays disposent d'un fichier national des thèses. La France fait partie de cette minorité. En général, il est même difficile d'obtenir les informations auprès des universités.

Dans les autres pays de l'Union, il n'existe en général pas d'équivalent de l'observatoire des flux et débouchés. Les enquêtes de la Direction Générale de la Recherche et de la Technologie (DGRT) constituent une sorte d'exception.

Suite à une question de J. Joussot-Dubien, A. Pozzo a précisé que l'enquête n'est pas rentrée dans une analyse des pratiques en matière de financement des doctorats dans les pays de l'Union.

Le bilan des programmes de l'Union

Alexandre Pozzo a ensuite présenté les données relatives aux programmes doctoraux de l'Union. On doit distinguer deux périodes : avant 1992, le programme était surtout orienté sur le doctorat (70 % contre 30 % de postdocs) et après 1992, où l'accent a été mis sur l'aspect post-doctoral (70 %).

La situation actuelle des boursiers de l'Union est connue avec un taux de retour de 62 %. Le programme complet représente près de 4000 bourses. Le taux de réponses aux questions sur le devenir des boursiers est de 1250/4000 (pour mémoire, le taux de retour de l'enquête DGRT 1996 sur le devenir des docteurs en France est de 83 % pour les docteurs après deux ans de postdocs).

Les données sont disponibles auprès de la DG 12. Un des chiffres marquant est la faible insertion extra-académique des boursiers du programme : moins de 10 % des réponses font état d'une insertion dans l'industrie, tant au niveau doctoral que post-doctoral.

Alexandre Pozzo a ensuite répondu à une question sur le mode de sélection des boursiers du programme et sur le nombre de demandes. Il y a eu 11700 demandes, parmi lesquelles 4320 ont été acceptées. Enfin, un certain nombre de candidatures retenues se sont désistées. Finalement, ce sont 3900 bourses qui ont été effectivement occupées. Les boursiers se répartissent entre 920 institutions différentes. La sélection se fait par le biais de 7 commissions d'experts disciplinaires. Deux referees examinent chaque dossier.


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Ce document (/interventions/1997-academie/1997-02-as/node2.html) a été mis à jour le 10 juin 2007

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