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Document tiré de : cjc.jeunes-chercheurs.org/presentation/cinqans.html

La Confédération des Étudiants-Chercheurs :
Déjà 5 années d'action associative !

La Confédération des Étudiants-Chercheur (CEC) fêtera ses cinq ans le 2 mars 2001, un record de longévité pour ce type de structure ! Et une bonne occasion pour faire un historique et un petit bilan de la vie de votre confédération ...

I- Les origines.
II- Une première période d'euphorie.
III- Le creux de la vague.
IV- La pérennisation.
V- Aujourd'hui !

I- Les origines.

En 1991, le ministre Lionel Jospin décide d'augmenter le potentiel de recherche français en doublant le nombre d'allocations. Malheureusement les débouchés ne suivent pas, ce qui fait que, environ quatre ans plus tard, 10 % des jeunes docteurs se retrouvent au chômage pendant que 25 % attendent sur des postes précaires. Des étudiants-chercheurs et chercheurs dispersés se regroupent via le réseau Internet au sein du mouvement HotDocs. Ce forum de discussion diffuse en avril 1995 le rapport intitulé `` Formation Doctorale : enjeux, bilan, propositions ''. Devant la gravité de la situation, il est apparu nécessaire de fédérer les efforts accomplis au niveau local, ou dans certaines disciplines, en matière de réflexion sur le statut et le devenir des étudiants-chercheurs. C'est ainsi qu'est formée la CEC le 2 mars 1996. Elle comptait alors une trentaine d'associations.

II- Une première période d'euphorie.

Aux débuts de la CEC, le mécontentement est grand parmi les étudiants-chercheurs, ce qui induit une forte dynamique. C'est ainsi que sont réalisées quelques actions `` coup de poing '' : interrruption d'une séance de l'Académie des Sciences en décembre 1996 par une centaine de doctorants (opération `` Brelan d'as ''), intervention lors d'une émission de radio en direct en février 1997 (opération `` Nuage de lait ''). Par ailleurs, la CEC fait la promotion de son projet de Contrat de Thèse (CdT), élaboré avec le mouvement HotDocs, auprès du ministère, notamment lors des États Généraux de l'Université organisés par François Bayrou au printemps 1996. Après le changement de ministre en 1997, la CEC participe à des tables rondes sur les sujets suivants : condition des doctorants, ATER et PRAG, emplois scientifiques et Postdoc.

III- Le creux de la vague.

A partir de la première assemblée générale à Orsay en septembre 1997, le mouvement s'essoufle. Le manque d'actifs est tel que la question de la dissolution se pose ... Malgré cela, les négociations se poursuivent avec le ministère, la Conférence des Présidents d'Université, autour de la Charte des Thèses et de la représentation des doctorants dans les conseils notamment. Ces efforts aboutiront par la mise en place d'une charte de thèse dans tous les établissements en décembre 1998.

IV- La pérennisation.

Grâce à un gros effort effectué par la coordination, la CEC est relancée lors de l'assemblée générale d'octobre 1998 à Toulouse. Une nouvelle opération CNESER (conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche) est lançée en novembre 1998 ; la tentative de liste CEC dans le collège B des permanents échoue au dernier moment. Mais la CEC est de mieux en mieux reconnue à l'extérieur : appels de la part des media, nomination du président de la CEC comme personnalité qualifiée (consultant) au CNESER ... La CEC participe à la consultation nationale organisée dans le cadre de la mission parlementaire Cohen-Le Déaut, mais mettra près de neuf mois à envoyer une lettre de réaction aux propositions issues de cette mission ! La CEC s'engage enfin dans l'action insertion professionnelle , suivant ainsi une dynamique locale forte au niveau de ses asso! ciations membres.

V- Aujourd'hui !

Aujourd'hui, la CEC c'est 28 associations (dont 16 sont inscrites au CA), des contacts réguliers avec le ministère (notamment autour de la revalorisation de l'allocation de recherche !) et avec la presse, des contacts plus ou moins réguliers avec les organisations syndicales, des listes de discussion actives, un début de collaboration avec des associations doctorantes de pays européens, ... Un long chemin a été parcouru, et il reste pourtant beaucoup de choses à faire :

  • la charte de thèse adoptée par de nombreux établissements n'est que la version minimaliste proposée par le ministère, et elle n'est pas appliquée partout,
  • ce n'était qu'un premier pas vers la définition d'un véritable statut social pour tous les étudiants-chercheurs,
  • la mise en place d'un tel statut est liée à la création d'un collège pour nous représenter,
  • l'action insertion professionnelle n'en est qu'à ses premiers pas ...

Pour tout cela, et pour tout ce que vous aimeriez voir changer dans votre vie de doctorant ou jeune docteur, la CEC est la structure qu'il vous faut pour agir. La CEC, c'est vous ! Alors

Happy birthday to you !



Si vous désirez en savoir plus sur la genèse du mouvement doctorant en France : un historique sur le site de la Guilde (version romancée).

Si vous désirez en savoir plus sur les actions de la CEC :
http://garp.univ-bpclermont.fr/cec/.

E-mail : contact at cjc dot jeunes-chercheurs dot org © 1996-2008 Confédération des jeunes chercheurs.

Ce document (/presentation/cinqans.html) a été mis à jour le 25 avril 2003