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La place des professeurs agrégés (PRAG) et professeurs
certifiés (PRCE) dans l'Enseignement Supérieur
En 1997 et 1998, de nombreux postes d'enseignants ont été ouverts dans les universités pour les agrégés ou certifiés. Du point de vue de la CEC, ceci s'est fait au détriment des emplois de maîtres de conférence (donc des emplois pour jeunes docteurs) et à l'encontre de la spécificité de l'enseignement supérieur qui lie fortement la recherche et l'enseignement. La CEC s'est donc prononcée contre l'emploi massif des PRAG dans l'enseignement supérieur.
Il ne s'agit pas pour autant d'interdire l'accès à l'enseignement supérieur aux personnels agrégés et certifiés. Ainsi, la CEC s'est inquiétée en 1999 du sort de ces personnels recrutés ATER ou allocataire, mais dont les rectorats refusaient le détachement.
Enfin, la CEC n'a pas pour vocation première de s'intéresser à la situation des PRAG ou des agrégés dans le supérieur, comme le rappelle sa non-prise de décision en 2001 au sujet des suppressions de reports de stage des nouveaux lauréats du CAPES ou de l'agrégation.
Les points de vue défendus par la CEC
Garantie de détachement
Le 4 mai 1999, la CEC adopte un texte demandant des garanties de détachement
pour les doctorants agrégés et certifiés recrutés comme
allocataires de recherche ou ATER :
Emploi des PRAG à l'université
- Début octobre 1997, la CEC
réagit à l'annonce du budget
1998 en envoyant une lettre au ministre de l'Éducation et au sénateur-maire C. Saunier, orateur
principal du Parti Socialiste pour l'Enseignement Supérieur.
Ce budget prévoit la
création de 1 200 postes de Professeurs Agrégés ce qui va
à l'encontre de ce qui a été
exprimé au sein d'un groupe de réflexion avec le ministère de l'Éducation en 1997, c'est à dire le fait que le
recrutement de PRAG devait être marginal.
-
En juillet 1997, la CEC adopte une
position
« générale »
sur la question des PRAG et PRCE.
- Une réaction
à la parution de profil de postes pour PRAG
comportant des exigences en terme de travail de recherche alors que
statutairement les PRAG n'ont pas de charge de recherche.
Autre
- En juin 2001, la CEC ne prend pas position sur l'impossibilité de report de stage des nouveaux agrégés ou certifiés pour la préparation d'un DEA ou d'une thèse, ce qui pose des problèmes, notamment en instaurant une différence de traitement entre les normaliens (qui bénéficient toujours du report) et les autres.
- En juillet 97, une
table ronde sur l'emploi scientifique qui a lieu au
ministère débouche sur la constitution d'un groupe de travail
ministériel, dit
« Groupe II ». Il
planche sur les ATER, PRAG, post-docs dans
les EPST et les universités et la CEC y est
représentée. Ce groupe se réunit dès fin
août et conclut sur un appronfondissement nécessaire de la situation des agrégés.
- Un questionnaire sur les PRAG à destination des personnels de
l'Université a été élaboré en juin 1997 par la CEC.